Sarah Knafo
Reconquête !
Sarah Knafo, 32 ans, est eurodéputée élue sur la liste Reconquête ! en 2024. Ancienne élève de l'ENA et magistrate à la Cour des comptes (2020-2024), elle a dirigé la campagne présidentielle d'Éric Zemmour en 2022. Elle conduit la liste « Sarah Knafo pour Paris – Une ville heureuse » aux municipales 2026.
Subvention de 20 000 € pour une action culturelle fantôme
Quels sont les faits ?
La journaliste d'investigation Nassira El Moaddem a révélé dans son livre « Main basse sur la ville » (Stock, 2026) qu'une association co-fondée et présidée par Sarah Knafo, « Alexandre et Aristote », a perçu une subvention publique de 20 000 euros de la municipalité du Blanc-Mesnil pour un programme de lectures culturelles.
Selon l'enquête, l'action culturelle n'a jamais eu lieu. L'association affirme avoir remboursé la subvention lors de sa dissolution. Cette affaire est particulièrement ironique au regard de la rhétorique de campagne de Sarah Knafo, qui attaque régulièrement les « subventions publiques inutiles » distribuées par la municipalité parisienne.
Pourquoi ça pose problème ?
Percevoir une subvention publique pour une action qui n'a jamais été réalisée constitue un potentiel détournement de fonds publics. L'écart entre les discours de campagne anti-subventions et la réalité des pratiques de la candidate pose une question de cohérence et de sincérité.
Sources
Gauche / Droite / Centre = positionnement éditorial habituel du média.
Fuite de données personnelles sur le site de campagne
Quels sont les faits ?
Peu après le lancement de son site de campagne « sarahpourparis.fr » en janvier 2026, l'expert en cybersécurité SaxX a découvert une faille majeure : les noms, numéros de téléphone, adresses e-mail et adresses IP de centaines de contributeurs étaient accessibles publiquement — y compris ceux ayant demandé l'anonymat. Il s'agissait d'une erreur de conception du forum participatif « Paris à cœur ouvert », non d'un piratage.
Pourquoi ça pose problème ?
L'exposition publique de données personnelles constitue une violation du RGPD (Règlement général sur la protection des données). Pour un site de campagne politique, la confidentialité des données des sympathisants et contributeurs est une obligation légale et un enjeu de confiance.
Sources
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- France Info — Les informations personnelles de centaines de contributeurs au site de campagne de Sarah Knafo exposées Centre
- Presse-citron — Le site internet de la candidate Sarah Knafo expose les données personnelles d'électeurs Centre
- Solutions Numériques — Le site de campagne de Sarah Knafo met en défaut la protection des données Centre
Contenus racistes et violents sur le forum de campagne
Quels sont les faits ?
Le même forum participatif s'est rapidement rempli de commentaires ouvertement racistes, incluant des appels à la violence contre des personnes sous OQTF (obligation de quitter le territoire français). Un sénateur a signalé le site au procureur de la République, relevant qu'il contenait des « appels au meurtre ».
L'équipe de Sarah Knafo a attribué ces contenus à un « sabotage de l'ultra-gauche ».
Pourquoi ça pose problème ?
L'éditeur d'un site web est responsable de la modération des contenus qui y sont publiés. L'absence de modération d'un forum de campagne ayant conduit à la publication d'appels au meurtre constitue une défaillance grave, indépendamment de l'origine des auteurs de ces messages.
Sources
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Fausse revendication d'un rapport au Parlement européen
Quels sont les faits ?
Sarah Knafo a été nommée rapporteure d'un rapport du Parlement européen sur la souveraineté technologique. La majorité pro-européenne a intégralement réécrit son texte original via des amendements adoptés par 426 voix contre 180, introduisant notamment une condamnation de l'ingérence américaine dans la législation numérique européenne — à l'opposé des positions de Reconquête !.
Malgré le remplacement total de son texte, Sarah Knafo a publiquement revendiqué la paternité du rapport final. Le groupe S&D (Socialistes et Démocrates) l'a formellement accusée de « revendiquer faussement la paternité » d'un rapport dont le contenu contredisait les positions de son propre parti.
Pourquoi ça pose problème ?
Revendiquer la paternité d'un texte dont on n'est pas l'auteur constitue une forme de tromperie vis-à-vis des électeurs et de l'opinion publique. Cela pose des questions sur l'honnêteté intellectuelle de la candidate dans sa communication politique.
Sources
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Images générées par IA et mensonges documentés
Quels sont les faits ?
La campagne de Sarah Knafo a été accusée d'utiliser systématiquement des images générées par intelligence artificielle pour dépeindre une version dystopique de Paris, présentées comme réelles. Une vidéo montrait une scène d'agression générée par IA accompagnée de la mention « ceci n'est pas de la fiction, c'est la réalité ».
Au-delà des images IA, le site Bon Pote a documenté 10 mensonges factuels de campagne, notamment : l'affirmation qu'il existe une « Journée du hijab annuelle à Sciences Po » (un seul événement volontaire en 2016), que « Madame Hidalgo achète Place des Vosges des immeubles à 40 000 €/m² » (immeuble appartenant déjà à la Ville, prix réel 15 000-20 000 €/m²), que la vitesse à 80 km/h sur le périphérique réduirait la pollution (le contraire est prouvé), et que le contrôle des loyers a fait disparaître 50 000 logements (tendance antérieure à la mesure).
Sarah Knafo a également affirmé que la France versait « 800 millions d'euros par an » à l'Algérie — le chiffre réel étant de 131 millions par an (842 millions sur cinq ans). L'Algérie a porté plainte pour diffusion de fausses nouvelles ; la plainte a été classée sans suite, le parquet estimant qu'il s'agissait d'informations « insuffisamment vérifiées » plutôt que « délibérément fausses ».
Pourquoi ça pose problème ?
La multiplication de fausses informations documentées par des fact-checkers indépendants révèle une stratégie systématique de désinformation électorale. Pierre-Yves Bournazel (Renaissance) a qualifié son programme de « bidon », estimant qu'il « ne faut pas prendre les Parisiens pour des gogos ».
Sources
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Amplification algorithmique par Elon Musk sur X
Quels sont les faits ?
Selon une étude du cabinet Arago, les vidéos de Sarah Knafo sur X (ex-Twitter) ont généré 17,5 millions de vues en janvier 2026 — dépassant largement les niveaux de portée organique attendus. Elon Musk est soupçonné d'avoir amplifié algorithmiquement ses contenus, ce qui représenterait l'équivalent d'environ 44 000 euros de publicité gratuite.
Sarah Knafo et Éric Zemmour ont assisté à l'investiture de Donald Trump le 20 janvier 2025 et cultivent des liens avec des figures proches de Trump, dont le milliardaire crypto Michael Saylor.
Pourquoi ça pose problème ?
La législation électorale française interdit toute publicité commerciale dans les six mois précédant un scrutin. Une amplification algorithmique gratuite par le propriétaire d'un réseau social pourrait constituer une forme de publicité dissimulée et une ingérence étrangère dans le processus électoral français.
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Connexions crypto et liens avec l'écosystème Trump
Quels sont les faits ?
Sarah Knafo s'est rendue au « Crypto Ball » à Washington lors de l'investiture de Donald Trump en janvier 2025, invitée par Michael Saylor (MicroStrategy). Elle a côtoyé David Sachs, futur conseiller IA de la Maison Blanche, et a rencontré des entrepreneurs crypto lors de conférences à Prague et en Europe.
Pierre Noizat, PDG de Paymium (plateforme crypto française), est tête de liste de sa campagne dans le 11e arrondissement. Sarah Knafo défend la taxation zéro sur les cryptomonnaies, le Bitcoin comme monnaie légale en Europe et le paiement en Bitcoin des services municipaux parisiens.
L'Observatoire des multinationales a publié une enquête détaillée sur la manière dont Knafo « s'appuie sur la crypto pour trumpiser l'extrême droite française ».
Pourquoi ça pose problème ?
L'intégration d'un dirigeant de l'industrie crypto directement dans la liste électorale, tout en promouvant des politiques bénéficiant à son secteur, crée un conflit d'intérêts structurel. L'absence de déclaration de détention personnelle de cryptomonnaies et les liens étroits avec l'écosystème Trump/Musk soulèvent des questions sur une éventuelle influence étrangère dans une élection municipale française.
Sources
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Dépenses somptuaires en palaces pendant la campagne européenne
Quels sont les faits ?
Selon Le Canard enchaîné, pendant la campagne des européennes 2024, Éric Zemmour et Sarah Knafo ont multiplié les séjours dans des palaces et hôtels 5 étoiles facturés aux dépenses électorales : 852 euros la nuit à l'Hôtel La Plage (La Grande-Motte), 921 euros la nuit au The Rubens (Londres), des massages facturés comme « rituels princesse », et 71 000 euros de chaises pour un meeting sur la promenade de Nice.
L'Observatoire Anticor a documenté ces dépenses dans un rapport intitulé « Les luxueuses européennes de Zemmour et Knafo ». Parmi les détails : un yaourt facturé 8 euros.
Pourquoi ça pose problème ?
Ces dépenses somptuaires, imputées aux frais de campagne électorale et donc potentiellement remboursées par l'État, contrastent violemment avec le discours populiste anti-élites de Reconquête !. Le décalage entre la rhétorique du « peuple contre les élites » et le mode de vie en palaces 5 étoiles aux frais de la campagne pose une question de sincérité.
Sources
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Paiement de 10 000 € par Bolloré/Canal+
Quels sont les faits ?
Selon Le Canard enchaîné, Canal+ (groupe Bolloré) a versé 10 000 euros à Sarah Knafo, eurodéputée en exercice, pour un travail de « relecture » de l'adaptation télévisée du livre d'Éric Zemmour « Le Suicide français ».
Pourquoi ça pose problème ?
La réception d'un paiement par une élue en exercice de la part d'un groupe médiatique politiquement aligné avec son parti soulève des questions de conflit d'intérêts. Sarah Knafo défend publiquement les chaînes du groupe Bolloré (C8, CNews) face aux sanctions de l'ARCOM, ce qui rend ce paiement particulièrement problématique.
Sources
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Départ forcé et convocation par la Cour des comptes
Quels sont les faits ?
Magistrate à la Cour des comptes depuis 2020, Sarah Knafo a reçu deux avertissements du secrétaire général puis a été convoquée par Pierre Moscovici, président de l'institution, qui lui a ordonné de prendre un congé pour convenance personnelle (mise en disponibilité). En cause : son engagement partisan auprès d'Éric Zemmour, incompatible avec le devoir de réserve des magistrats financiers.
En décembre 2025, elle a été à nouveau convoquée devant le comité de déontologie de la Cour après avoir critiqué sur X la possible nomination de Rémy Rioux à la présidence de l'institution, en se prévalant de son statut de magistrate.
Pourquoi ça pose problème ?
Un magistrat de la Cour des comptes est tenu à un strict devoir de réserve. L'utilisation du prestige institutionnel à des fins de communication politique constitue un manquement déontologique. Cette double convocation illustre la tension entre l'engagement partisan de Sarah Knafo et ses obligations statutaires.
Sources
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Plagiat de la campagne de Zohran Mamdani (New York)
Quels sont les faits ?
Plusieurs observateurs ont relevé des similitudes frappantes entre l'identité visuelle de la campagne de Sarah Knafo (typographies vintage, lettres orange, ombres rouges, vidéos dans le métro) et celle de Zohran Mamdani, maire socialiste de New York affilié aux Democratic Socialists of America. L'émission Quotidien (TMC) a documenté le parallèle le 8 janvier 2026.
Son équipe a répondu qu'il s'agissait d'un « lettrage courant en communication ».
Pourquoi ça pose problème ?
Le plagiat d'une campagne est en soi un manque d'originalité politique. Mais le fait qu'une candidate d'extrême droite copie la campagne d'un maire socialiste, immigré d'origine, affilié à la gauche radicale américaine, crée une incohérence idéologique qui interroge sur l'authenticité du projet politique.
Sources
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Magazine de propagande clandestin en kiosque
Quels sont les faits ?
Un magazine de 68 pages entièrement consacré à Sarah Knafo est apparu dans les kiosques, tiré à 30 000 exemplaires et vendu 4,95 euros. Il contient ses idées, son parcours et des photos personnelles d'enfance et de vacances, visiblement validées par l'intéressée.
La publication ne comporte ni ours (mentions de l'équipe rédactionnelle), ni signatures d'articles, ni numéro de commission paritaire — autant de mentions légales obligatoires pour toute publication en France. L'éditeur est Luxur Mobility, société basée au Royaume-Uni dirigée par le Français Frédéric Truskolaski.
Pourquoi ça pose problème ?
L'absence de mentions légales est illégale. La nature de cette publication — propagande électorale déguisée en magazine ? — et son financement par un éditeur basé au Royaume-Uni soulèvent des questions sur un possible contournement des règles de financement de campagne et sur une éventuelle influence étrangère.
Sources
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Accusations de népotisme liées à la relation avec Éric Zemmour
Quels sont les faits ?
Sarah Knafo (née en 1993) est la compagne d'Éric Zemmour (né en 1958), président-fondateur de Reconquête !. Elle a été nommée directrice de sa campagne présidentielle en octobre 2021 alors qu'elle était déjà sa compagne. Après les élections européennes de 2024, quatre des cinq eurodéputés de Reconquête ! (Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay, Laurence Trochu) ont été exclus du parti par Zemmour, laissant Knafo comme seule eurodéputée du parti.
Ces exclusions ont été interprétées par des observateurs comme un « nettoyage » de la concurrence interne au profit de la compagne du président.
Pourquoi ça pose problème ?
La concentration des fonctions de direction de campagne, de mandat électif et de relation personnelle avec le président du parti crée une situation de conflit d'intérêts structurel. L'exclusion systématique des rivaux potentiels renforce les accusations de fonctionnement dynastique d'un parti politique qui se revendique du renouveau démocratique.
Sources
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